A la découverte de la Tanzanie : les parcs nationaux 2ème escale

La Tanzanie fut pendant longtemps un de mes rêves d’enfance ! Je vous ai raconté les premiers 4 jours à Zanzibar dans l’article précédent : l’ambiance, le soleil, et surtout les rencontres de vrais Tanzaniens.

Après ces 4 jours paradisiaques, nous prîmes l’avion domestique pour rejoindre Arusha où nous attendit le guide touristique de l’agence Serengeti Big Cats que nous avons surnommé Nikolaïs. Et là le grand voyage commença …

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Lions, éléphants, gnoux …

Il y a 16 parcs nationaux en Tanzanie, mais n’avons visité que 4 qui sont d’ailleurs les plus connus : Serengeti,  Manyara, Tarangire et le cratère de Ngorongoro.

« Serengeti, appellation d’origine massaï, qui veut dire plaine infinie« , nous dit Nikolaïs. Et ce fut le cas ! Le parc est un ensemble de paysages hétérogènes incroyablement harmonieux : de la brousse jaunâtre ornés de fameux acacias aux gigantesques baobabs centenaires. Chaque type de végétation abrite des espèces différentes. En parcourant le Serengeti, on se croit voyager dans de multiples espaces, à la quête à chaque fois d’un animal différent. D’ailleurs, c’est au Serengeti qu’on voit le plus grand nombre d’animaux : lions, gnous, zèbres, girafes, vautours … Comme on y est allé pendant la période de la grande migration, les grands troupeaux de gnous et de zèbres s’étalaient à perte de vue : des hyènes qui chassent les nouveaux-nés accrochés aux pattes de leur maman, des petits zèbres qui vagabondent et sautillent dans tous les sens … On était émerveillé, transporté et admiratif.

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Si vous êtes comme moi, amoureux des éléphants, rien ne vous vaudra mieux qu’une visite au parc de Tarangire, le temple des éléphants. On peut admirer les mâles solitaires, mais aussi les troupeaux des femelles et leurs petits. J’aurais pu passer des journées à les contempler. Mais il paraît que c’est un des animaux des plus dangereux qui peut tuer tout homme en l’écrasant dès qu’il se sent en danger.

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En effet, nous fîmes très surpris par la quiétude des animaux au passage des 4×4. « Ils sont habitués, ils pensent que c’est une autre espèce vivant au parc« , nous explique Nikolaïs. Même si en Tanzanie les règles sont plus strictes pour la circulation dans les parcs que les autres pays, nous avons quand même pu grâce à notre guide à s’approcher à 2 mètres de lions et d’éléphants pour apprécier les détails impressionnants de ces créatures.
Je fus aussi très émerveillée par la girafe, symbole de la Tanzanie, nous informe Nikolaïs. Pour moi, je ne peux qualifier cet animal que par le mot « élégance » : élégante dans sa démarche, dans sa recherche de hauts feuillages, dans la manière de scruter l’horizon et de détecter les intrus, et surtout élégante dans sa course où on dirait qu’elle bouge au ralenti.

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Le cratère de Ngorongoro représente aussi un magnifique endroit : tout une plaine à perte de vue où se concentrent les espèces animales : gnous, phacochères, lions, antilopes …

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Dormir dans un lodge tenu par des massaï …

Afin de pouvoir visiter ces 4 parcs qui sont assez loin les uns des autres, on a dû passer nos nuits dans des logements différents.

On a passé la 1ère nuit dans un lodge près du parc Manayra, le Rift Valley Lodge. On a dormi dans un bungalow très propre et spacieux. Le lodge est entretenu par des massaï, une des plus vieilles tribus de l’Afrique de l’Est.
Quand j’étais à Zanzibar, j’ai acheté à un massaï appelé Martine une sorte de morceau de tissu rouge que je nouais autour de l’épaule à la manière des locaux. A chaque fois que je passais à côté d’un d’eux, ils étaient super étonnés, et me souriaient agréablement, ils m’ont même baptisée « Mama Yoyo » (la maman des enfants en massaï). Nous avons failli aller visiter une famille à Ngorongoro (la famille de Youssef dont le vrai prénom est Lengajang ou camarade en français dont je vous ai parlé dans l’ancien article). Mais notre guide n’était pas vraiment motivé pour changer d’itinéraire. Il nous a proposé de visiter un village de massaï, mais la promesse d’un village touristique parmi des centaines d’autres étrangers où les habitants demanderont de l’argent en échange de photos ne nous enchanta pas. Heureusement que j’ai pu discuter pendant le voyage avec pas mal de massaï qui parlaient anglais. D’ailleurs, le gérant du Rift Valley Lodge, un quinquagénaire à l’oreille percée en longueur m’a beaucoup parlé de sa famille, de leur rythme de vie nomade. Avant que la chasse des lions soit contrôlée et interdite par le gouvernement, les massaï emmenaient les jeunes adolescents dans un camp d’entraînement pour devenir des guerriers. Et chacun le devient en tuant un lion, première menace pour leurs troupeaux de bétail. Ces massaï vivent généralement au sein des parcs nationaux avec les autres animaux sauvages, ils sont respectueux de la nature, vivent de leur bétail, et ne tuent que pour défendre leur village. On les distingue avec leurs habits : tissus rouges et bleus avec des bracelets aux chevilles et colliers multicolores au cou. Tout minces mais très forts physiquement, ils s’occupent souvent de la sécurité des lodges / camps et hôtels. D’ailleurs, ce sont les seuls autorisés dans le pays à traîner avec un long couteau enfoui dans leurs habits.

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… Ou des camps

Il faut savoir que dans les parcs, il y a deux types de camps : les campsites où on peut dormir dans une tente classique (et je pense même qu’on doit ramener la sienne), ou les camps un peu plus confort où on a à l’intérieur un grand lit, une douche et des toilettes. Pour l’eau chaude, il faut demander à la réception, car ils chauffent l’eau sur place. Nous avons dormi dans 3 camps différents : Tortilis Camp et le Kati Kati camp à Serengeti, et le Pakulala à Ngorongoro. Nous apprécié les 2 premiers qui étaient très sympathiques et bien entretenus. Au Tortilis Camp, on a aperçu des buffles le matin près des camps ! Le Pakulula est assez cher car situé dans la zone préservée de Ngorongoro, mais que nous n’avons pas trop apprécié ni au niveau de la bouffe ni de l’ambiance.

Vous pouvez bien sûr réserver vous-mêmes les camps. Pour notre part, on a opté pour un forfait d’une agence touristique, Serengeti Big Cats, à laquelle on a payé par personne 1900€ pour 4 jours de safaris, les 4 nuits de lodge et camps et 1 nuit à Stone Town, les transports ainsi que le vol domestique Zanzibar – Arusha.

Une expérience formidable

Même si le passage à Zanzibar fut très agréable, l’expérience de safari reste unique. Mes meilleurs moments ont été à Serengeti car il y avait moins de touristes. Au cratère de Ngorongoro, il y avait beaucoup de voitures et on avait l’impression d’être dans un zoo. Après de longues années à regarder les documentaires de National Geographic et ceux d’Arte le dimanche, j’ai pu enfin voir de mes propres yeux ces créatures impressionnantes, les petites comme les gigantesques. Certes, le voyage reste inaccessible à tout le monde à cause du prix à payer, mais je ne regrette absolument pas cette escapade. De plus que cela m’a donné encore plus envie de découvrir l’Afrique, je rêve déjà des parcs du Kenya, des plages paradisiaques du Mozambique et autres contrées.

Je vous laisse avec diverses photos prises lors du voyage. Peut-être que ça convaincra des lecteurs à essayer la Tanzanie pour leur prochain grand voyage.

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2 commentaires sur “A la découverte de la Tanzanie : les parcs nationaux 2ème escale

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